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Le journal de la traversée de Thierry Corbalan
Nous vous avons parlé précédement du défi que c'était lancé Tierry Corbalan, voici comment il l'a vécu :
« 5h30 : le réveil est symbolique car depuis un moment nous ne dormons plus, le vent est toujours là ; Nord Est pour une quinzaine de nœuds.
La météo d’hier soir donnait force 3 à 4 !
Allez on largue les amarres pour sortir du port car le départ ne peut avoir lieu que de la dernière bouée du chenal.
La houle à notre surprise est bien présente, environs
Thierry est bien conscient de la difficulté en plus du courant.
J’appelle les autorités françaises pour confirmer le départ et reçois le dernier bulletin météo Nord-Est 5 à 6 mollissant cet après midi 3 à 4 !!!
La houle, le clapot avec le courant en plus, la partie est entrain de se compliquer !
J’explique comment vont être les différents parcours de la traversée seul Thierry doit décider.
On part !
7h 38 mon kayak est en place avec une longue bouée qui est elle-même muni d’un fil de pêche avec un leurre rouge plongeant pour qu’il n’ait pas besoin de toujours lever la tête pour prendre sa direction.
Quelques minutes que l’on est parti et le tuba lui est arraché par une vague, avec beaucoup de difficulté je lui remets tout en place, cette fois c’est la bonne. Il faut trouver la cadence dans cette mer qui bouillonne.
Toutes les demi-heures nous faisons un bref stop où il peut se réhydrater. La côte italienne s’éloigne doucement mais le courant prend de la force, la houle nous malmène et le vent pile poil dans notre direction se joue de nous.
Il ne faut penser qu’au moment présent, la vitesse est faible mais nous avançons, les 3 km/heures sont à peine dépasser. Le vent se renforce, je change de cap pour me diriger sur les Lavezzi si la force 6 arrive se sera peut être moins dur sous les îles. Mais elles sont encore à
Nous sommes dans le rail des cargos mais par chance seul le ferry corso sarde est en mer et il est prévenu de la tentative. Une heure que nous sommes partis la partie n’est pas gagnée mais ce qui est pris est pris.
La houle est toujours forte je sais qu’elle s’atténuera bientôt mais pour l’instant nous sommes sur des montagnes russes.
1h30 de nage et Thierry est en pleine forme nous avançons et le vent se stabilise à 20 nœuds mais il ne veut pas virer et reste désespérément dans le nez.
La progression est lente mais constante ça y est le bateau suiveur nous annonce que nous sommes rentrés en eau Française, un point de plus.
2 heures de nage et Thierry est bien, le courant et le vent prennent une direction plus Est et du coup on prend de la vitesse, 3 heures ça y est le canal des Bouches est franchi les Lavezzi nous coupent la houle mais le vent lui reste en notre compagnie. Un bateau de photographe nous rejoint aussi « ça sent bon ! »
4 heures de nage nous sommes sortis du courant et du vent, l’île de Piana est là devant nous « ça sent de plus en plus bon ! »
5 heures de nage Thierry est euphorique nous sommes devant la passe de Piantarella. Petit break, les yeux de Thierry ont enflé car la violence de la mer lui rempli régulièrement le masque et comme nous ne faisons des arrêts que toutes les demi-heures le sel lui brûle ses yeux...
Mais vous avez bien compris que ceci est un petit détail.
Les eaux turquoises nous accueillent, le public est sur la plage Thierry rentre dans sa légende…
5heures 37 minutes pour traverser les Bouches de Bonifacio à la nage en mono palme en étant amputé des deux bras.
L’arrivée est remplie d’émotion et je ne vois pas un visage sans larmes, dans les yeux de tous que du respect et de l’admiration.
Bravo Thierry ce que tu viens d’accomplir c’est une bougie supplémentaire sur le chemin de vie de tout en chacun.
Je suis heureux de savoir que sur terre il y a encore des hommes comme toi.
Un souvenir ça ne s’achète pas ça se vit ! »
La vidéo: http://corse.france3.fr/info/57601628-fr.php
Merci à l’association « Bout de Vie » de Franck Bruno de nous avoir fait vivre cette aventure.
http://frankbruno.over-blog.com/



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Thierry Corbalan se lance le défi d'une la traversée des Bouches de Bonifacio à la nage
Samedi 26 septembre ou dimanche 27 septembre suivant météo, Thierry Corbalan va se lancer dans une très belle aventure : la traversée des Bouches de Bonifacio à la nage.
Les bouches de Bonifacio sont connues pour être un lieu très redouté depuis la nuit des temps ; en effet le vent souffle tout au long de l’année et les courants sont très changeants. Lieu de rencontre entre la méditerranée et la mer tyrrhénienne, elle compte une largeur de
Mais c’est sans compter sur la volonté et le courage de Thierry qui s’est fixé une nouvelle limite. L’effort sera long et soutenu, seul sa ténacité et sa préparation pourront lui permettre d’arriver au bout.
Thierry a bien compris que le présent était un cadeau, en effet il y a une vingtaine d’année, un accident l’oblige à subir une amputation des deux bras, juste au dessous des épaules. Depuis, il pratique des sports loisirs comme la plongée sous marine, le ski alpin et la compétition en nage longue distance, le marathon… surement pas en handisport, toutes ses courses sont faites avec des valides.
En fonction de la météo, Thierry Corbalan partira du port de Sarde de Santa Térésa di Gallura vers 7h30 pour rejoindre à la nage en mono palme la plage de Piantarella sur la commune de Bonifacio. Une traversée qui devrait durer environs 5 à 7 heures de nage non stop mai surtout dépendra des courants. Des bateaux suiveurs seront là pour sa sécurité pendant le franchissement du rail des cargos et pour le suivre avec un large public embarqué ; il compte sur vous pour un final remplit d’émotions.
Pour ceux qui n’auront pas la chance d’être dans les Bouches de Bonifacio vous retrouverez toutes les infos dans de multiples médias régionaux et nationaux



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Laure Manaudou devient la marraine du club privée de Philippe Lucas
Laure Manaudou va s’investir pour aider Philippe Lucas, son ex-entraineur, à monter sa structure d’entrainement privée « le Team Lucas » à Saint Germain en laye.
Même si elle a déclaré que c’était pour elle « l’occasion de rendre un peu, à lui et à la natation » tout ce qui qu’ils lui ont apporté, elle n’envisage pas pour le moment reprendre sa carrière de nageuse.
Laure Manaudou ne reprendra pas la compétition, mais elle s’y impliquera en fonction de ses disponibilités, notamment pour parler sa propre expérience aux « gamines qu’il prendra dans son groupe ». Le tandem mythique parle même de créer, plus tard, une école de natation.
Il doit alors trouver ses propres fonds, car il ne concevait pas de devoir « payer pour s’entrainer ».
Emmanuel Lamy, maire de Saint-Germain et président du syndicat intercommunal qui gère la piscine, attend d’ailleurs, lundi matin, "les garanties financières du Team Lucas" mais il se dit "optimiste". Déjà partenaire de Lucas, Direct Energie soutient son héros publicitaire dans la nouvelle aventure. Tout comme Born for Sports, où
Laure Manaudou nous a confirmé avec beaucoup d’enthousiasme «j’espère que d’autres partenaires se joindront à cette belle aventure qui commence avec Philippe. C’est l’avenir de la natation."








